Françoise CAILLEAU

UNIVERSITE : Université Libre de Bruxelles

ADRESSE POSTALE : 50 Av. Fr. Roosevelt, 1050 Bruxelles (CP-122)

PAYS : Belgique

LANGUE(S) PARLEE(S) : français, anglais

TELEPHONE : +32 475 24 62 64

ADRESSE E-MAIL : fcaillea@ulb.ac.be

 

 

1 – RECHERCHE(S)

 

  • Mots clés :

Enfance - Parentalité - Périnatalité - Négligence - Maltraitance

 

  • Thématiques principales de recherche :

Ages de la vie :

  • périnatalité et petite enfance  
  • enfance-adolescence            
  • âge adulte-adulte âgé                                

Clinique et psychopathologie :

  • cliniques du normal             
  • fonctionnements limites              

Méthodes projectives :

  • TAT                                                                                                      
  • Dessins                                
  • Autres                                              

Problématiques du corps et de l’acte              

Groupes - familles - institutions                                  

 

  • Objets de recherche actuels :

Dans mon  travail de thèse, j’ai créé et conceptualisé un modèle théorique de la filiation et de la parentalité s’appliquant à l’étude des modifications structurelles des familles actuelles et de leurs enjeux sur le développement de l’enfant. Après avoir travaillé et publié sur les Procréations médicalement assistées, j’ai orienté mes intérêts cliniques et de recherche sur l’accueil en institution de soins des enfants  âgés de 0 à 18 ans présentant des difficultés relationnelles et/ou familiales. Ces situations touchent aux troubles relationnels mais aussi à la négligence et à la maltraitance. Les résultats d’une première recherche action menée en institution ont fait l’objet d’un article qui vient d’être accepté pour publication (Cailleau et Lefèbvre, 2016).

Le projet envisagé actuellement s’inscrit dans un objectif global de prévention de la négligence et de la maltraitance et cible spécifiquement la problématique de la parentalité précoce.

L’intérêt pour cette problématique s’origine dans une observation clinique selon laquelle un certain nombre d’enfants placés en institution de soins sont nés de parents ayant vécu une grossesse à l’adolescence et/ou sont issus de familles dans lesquelles on retrouve, sur plusieurs générations, une parentalité adolescente. Cette observation est corroborée par la littérature :

Hillis et al. (2004, cités par Berrewaerts et Noirhomme-Renard, 2006) mentionnent que les enfants nés de mères adolescentes sont plus à risque de négligence, d’abandon, d’abus et de troubles du comportement. Toutefois les auteurs nuancent leurs résultats par des facteurs environnementaux hostiles et le statut socio-économique de ces jeunes parents. Sans doute faut-il préciser que les difficultés sociales ne sont pas l’apanage des adolescents et concernent aussi l’âge adulte (Le Van, 2006).

Miller (2000, cité par Berrewaerts et Noirhomme-Renard, 2006) montre que les jeunes filles nées de mères adolescentes ont 83% de chances de plus d’être mères elles-mêmes avant l’âge de 18 ans.

Afin de ne pas réduire la parentalité précoce à une catégorie de pensée, nous envisageons d’étudier la conjonction de différents facteurs déterminants à l’aide d’une méthodologie mixte (quantitative et qualitative). L’accès à la parentalité réactivant les dynamiques d’attachement, les imagos parentales et le mécanisme d’identification projective, ceux-ci peuvent être abordés par l’articulation des épreuves thématiques, projectives et généalogiques.

                       

  • Autres collègues impliqués :

- Unité de psychologie du développement et de la famille (ULB)

- Service de Procréation médicalement assistée au CHU Saint-Pierre, Bruxelles

- Centre Médical Pédiatrique Clairs Vallons, Ottignies

 

             

2 – PUBLICATIONS les plus récentes et/ou significatives :

 

Chapitres d’ouvrages :

Cailleau, F. (2013). Penser autrement la gestation pour autrui : contribution d’une    recherche en psychologie clinique, in Schamps, G. & Sosson, J. (dirs.), La gestation pour autrui : vers un encadrement ? Bruxelles : Bruylant. 

Cailleau, F. (2012). De la pensée paresseuse à la pensée en creux, in Rommelaere, C. & Ravez, L.  (dirs.): La maternité autrement, Un bébé pour une autre, un bébé toute seule, un bébé avec une autre femme. Namur : Presses Universitaires de Namur.

Cailleau, F. (2012). L’impasse du genre dans les procréations médicalement assistées, in Gallus, N. (dir.) : Droit des familles, genre et sexualité. Limal, Anthémis.

Cailleau, F. (2007). Du don d’ovocytes à l’enfant imaginaire : la réalité psychique des couples infertiles, in Cailleau, F., Delvigne, A., Dupuis, M. et al. (coll.): Stem Cell and Women’s Health, Louvain-La-Neuve: Anthémis.

 

Articles :

Cailleau, F. & Lefèbvre, V. (2016). Visites médiatisées en institution et jeux de société : des éléments du processus thérapeutique ? Cahiers de Psychologie Clinique, Cadres et Institutions. Paris-Bruxelles : De Boeck (sous presse).

Cailleau, F. (2015). La gestation pour autrui : une étude de cas. Psychologie clinique et projective, Les voies du narcissisme, 21/2015, Erès.

Cailleau, F. (2014). Jésus, mari imaginaire et ressource thérapeutique. Thérapie familiale, 2014/3, Vol. 35, Genève.

Cailleau, F. (2013). Dialogique de la filiation et de la parentalité dans la gestation pour autrui : création d’un modèle matriciel paradigmatique. Le Carnet Psy, 2013/5, N°172, Paris.

Cailleau, F. (2009). Percer le secret de la grossesse : de la transparence du corps à la transparence psychique. Cahiers de Psychologie Clinique, Du Secret, n°32, 2009/1, Paris-Bruxelles : De Boeck.